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Peinture routière photoluminescente, une approche à faible impact environnemental 24 avril 2021

Préoccupations environnementales et de santé publique, recherche de distanciation physique… Les raisons qui participent au développement de la pratique du vélo  depuis 1 an sont nombreuses.

Conçue par la société girondine OliKrom, LuminoKrom® est la première peinture routière photoluminescente… Cette innovation Made in France est la seule technologie brevetée qui permet de s’illuminer 10 heures la nuit.

 

Peinture photoluminescente LuminoKrom – OliKrom©

La photoluminescence, c’est quoi ?

Un marquage photoluminescent a la capacité de capter et stocker la lumière du soleil ou la lumière artificielle, et de s’illuminer dans l’obscurité. La création d’un marquage photoluminescent dans le domaine des infrastructures routières est une innovation de rupture : la peinture s’éclaire sans électricité et sans émission de CO2, créant la nuit un balisage routier lumineux écologique qui encourage les mobilités douces et prépare la ville de demain.

Avec LuminoKrom®, la société girondine OliKrom prend part à au mouvement de fond autour de la pratique vélo, en développant et sécurisant les mobilités de nuit : en hiver pour les déplacements « domicile-travail » et en été en favorisant la pratique du vélo-tourisme.

 

Comment une peinture photoluminescente participe à la création des infrastructures de demain ?

✔️ En utilisant une énergie renouvelable : Sans électricité et sans émission de CO2, cette innovation « écodurable » exploite l’énergie renouvelable des rayonnements solaires. Une source énergétique inépuisable, propre et sans impact sur les gaz à effet de serre. Elle ne nécessite pas d’entretien spécifique. Les réalisations à date, dont la première piste en 2018 à Pessac (33), montrent une très bonne résistance de la peinture et la luminescence reste constante jour après jour. Ces relevés en conditions réelles permettent d’envisager une durée de vie de 5 ans de la peinture sur les aménagements cyclables avant renouvellement.

✔️ En luttant efficacement contre la pollution lumineuse et en respectant la biodiversité. L’Etude AUBE (Aménagement, Urbanisme, Biodiversité, Eclairage) réalisée par le CEREMA en septembre 2020 est sans appel. La pollution lumineuse est à l’origine de perturbations très fortes pour la faune et la flore : « barrière » pour les insectes, influence sur l’accouplement des oiseaux et la migration, perturbation de l’alimentation des mammifères, modification du cycle de vie des végétaux, effet « barrière » en période migratoire pour les amphibiens et reptiles, etc.

Le défi a été de taille pour créer la peinture photoluminescente LuminoKrom®, à savoir être capable de créer un guide lumineux la nuit tout en réduisant au maximum l’impact sur la pollution lumineuse faible impact environnemental. Cette approche a été soutenue par le programme ADEME “Route du Future” au travers du projet I-Street porté par le Groupe Eiffage.

L’objectif premier d’une peinture routière photoluminescente : être vue, le plus loin possible, pour agir comme guide lumineux et comme alerte sur des zones de danger. Des mesures réalisées par l’Université Gustave Eiffel ont permis de démontrer que la peinture LuminoKrom® pouvait être vue jusqu’à 80 mètres dans l’obscurité. Mais l’intérêt d’une peinture photoluminescente est d’émettre une lumière très localisée : son halo est faible et sa luminosité est diffuse. A l’inverse, un lampadaire permet aux usagers de voir l’environnement, son rayon est donc beaucoup plus large, tant en termes d’intensité que de distance. En attendant le résultat global des études d’impact sur l’environnement, l’usage d’une peinture photoluminescente, à l’exemple de LuminoKrom®, favorise un guidage lumineux la nuit avec une luminance 10 000 fois inférieure à celle de l’éclairage public*.

* Techniquement : Calcul effectué pour LuminoKrom sur 100 m, avec une bande axiale de 0.06 m de large, et une intensité lumineuse moyenne maximum de 55mcd/m², l’intensité globale de la luminance émise est de 300 millicandela. En comparaison, un lampadaire a une luminance autour de 3 candela/m² et rayonne sur minimum 200 m². Soit pour 100 m, avec un lampadaire tous les 20 m, l’éclairage public émet un total de 3 000 candela.

✔️ En respectant l’environnement lors de sa mise en oeuvre : Ce nouveau type de marquage photoluminescent participe au développement des pistes cyclables, voies vertes et mobilités douces, tout en évitant les aménagements perturbants pour l’écosystème et les zones végétalisées. Exemple à Pessac en Gironde, l’implantation en 2018 de la 1ère piste cyclable de plus de 2 kilomètres dont une partie en sous-bois.

« Certains renonçaient à prendre cette piste cyclable et les riverains réclamaient l’installation d’un éclairage public, mais c’était polluant et onéreux. Pour éclairer cette piste pessacaise, il aurait fallu faire des tranchées, toucher aux racines des arbres et poser des candélabres relativement bas. » souligne Eric Martin, 1er adjoint au maire de Pessac en 2018.

Ce nouveau type marquage photoluminescent se dépose très simplement, comme toute peinture routière avec une machine airless (petit véhicule avec spray) : une première couche de peinture blanche pour éviter une perte de rayonnement dans le bitume puis une couche de peinture photoluminescente. En comparaison, l’installation d’un éclairage public sous forme de mâts ou de plots dans le sol nécessite du gros oeuvre, des tranchées, la mise en place d’un réseau électrique.

Il existe aujourd’hui une Carte de France qui recense l’ensemble des pistes cyclables, cheminements piétons, zones accidentogènes aujourd’hui sécurisés avec une peinture photoluminescente.

Ils parlent de la peinture photoluminescente LuminoKrom : article Industrie-mag.com